Propre à sa vision du vélo, @nicolasraybaud concilie avec équilibre les courses de fédération et les cyclosportives où le dénivelé et la distance doivent être élevées. Licencié du club, il est bien connu pour son endurance que dans l’animation du site ucmontmeyran.com et du teambvsportloire.com. Je planifie l’entraînement de Nicolas depuis cette année, il a réalisé une saison complète et c’est avec plaisir que je réalise cette interview.

Peux-tu nous résumer en quoi consiste cette première édition cyclosportive ?

La est la première cyclosportive par étapes. 7 étapes en 7 jours dont un contre la montre sur le col du granon. Au total, la cumule 730 km et 17000 m de dénivelé positif. Elle s’annonce comme l’une des plus difficiles cyclosportives en Europe. Je réalise l’épreuve dans le classement solo. Il existe un classement différent : classement en duo ou en team.

Avec quel objectif abordais-tu cette épreuve qui semblait te convenir ?

En effet, je suis un amant de la montagne. Cette saison, j’avais pour objectif le Trophée de l’Oisans et sa célèbre Marmotte. Le coup de pédale de la montagne et les bons résultats, m’ont motivé à m’engager sur la Haute Route. L’objectif était simple. Sportivement un top 10 au classement scratch et un top 5 sur le classement solo. Et dans un second temps, l’aspect humain, de pouvoir partager cette expérience et rencontrer de nouvelles personnes.

Durant la semaine tu as régulièrement été au centre des attentions, comment as-tu géré cette médiatisation ?

Oui. La première étape, l’approche était flou car je ne connaissais pas le niveau des participants. Mais dès les premiers cols, j’ai compris que je devais être combattif pour atteindre mes objectifs. On m’a félicité dans toute les langues comme un Allemand à l’issue d’une étape  »you are crazy ! ». 

Attaquer dès les premières ascensions, ca c’est fait naturellement. Étape 2 dans les saisies, parti seul puis accompagné par Benjamin Blaugrund. Étape 3, deux attaques dans le col de la Madeleine en solitaire,  la seconde est la bonne. J’en ai impressionné plus d’un ce jour là.

C’est Philippe Lesage de Vélo 101 qui a initié ce buzz (en savoir plus). Cette médiatisation était motivante et j’acceptais. Il est certain qu’ensuite, on ne m’a pas laissé de mouvement.

C’est surtout à la fin de la haute route que je m’en suis aperçu. Vincent Duchemin, adjoint de Jean-François Alcan (organisateur) m’a lancé :  » On regarde dans le rétro, on se demande quand est-ce que tu va attaquer ? On va faire le dossard de meilleur combatif ! »

Sportivement, quelle a été ta plus belle étape ?

C’est l’étape la plus longue reliant Bourg Saint Maurice et l’arrivée jugée au sommet du Galibier. J’ai pris les devants dés le premier col dans la Madeleine. Ensuite je connaissais bien la succession Télégraphe, Galibier. Lorsque je me suis retrouvé avec les cadors dans le télégraphe, je me suis dit  »Aujourd’hui, tu peux faire une belle étape ». J’ai tenu une bonne progression jusqu’au sommet, malgré la chaleur et le vent. Je termine 4e de l’étape. A lire

 

Quel plus beau souvenir gardes-tu en tête à l’issue de cette épreuve ?

L’ambiance et le côté international de l’épreuve. J’ai du m’employer à parler Anglais. J’ai noué des liens avec des coureurs @JakaJausovec, , Benjamin Blaugrund, Richard Scales, Jean Broudeur, Niko Petska, les coureurs du team vélo,  des personnes de l’organisation, en particulier Julie Royer, Remi et Vincent Duchemin et mes compagnons de chambrée @FlorentLigney, Arnaud Lefranc et Olivier Lautard.

Il y a tant d’images que j’ai capturé dans l’effort. Mes favorites sont le col de l’Izoard au soleil levant et une descente où j’ai pris 95 km/h. Le passage dans un décor minéral et aride sur le cime de la Bonnette. L’arrivée au Galibier et le passage au barrage du Cormet de Roselend où mon échappée du jour se fait reprendre.

En 2012 tu seras forcement attendu, quelles ambitions nourris-tu l’an prochain ?

Attendu je ne sais pas. Mais j’ai eu beaucoup d’encouragements et de félicitations à persévérer sur cet état d’esprit. Merci en particulier à Peter Pouly, Richard Scales et Jean Broudeur.

Mes ambitions pour l’an prochain ? La Haute Route c’est une certitude ! Puis le trophée de l’Oisans. Et je le souhaite, avec patiente, une victoire !

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